đ Ătre visible, c’est bien. Ătre crĂ©dible, c’est mieux.
CrĂ©er un site internet ou gĂ©rer sa prĂ©sence sur les rĂ©seaux sociaux, c’est un peu comme ouvrir la porte de son entreprise au monde entier. Et cette porte, elle doit inspirer confiance. Pas besoin d’un portail dorĂ©, mais au moins une entrĂ©e propre, lisible et alignĂ©e avec ce que vous voulez dire de vous.
Parce qu’au fond, votre communication digitale, c’est votre vitrine professionnelle. Elle reflĂšte vos valeurs, votre rigueur, et votre maniĂšre de travailler – avant mĂȘme qu’un client ne vous contacte.
đABY: « Et spoiler alert: Google et les internautes, eux, jugent trĂšs vite. »
đ„ïž 1. Le site web : la base du professionnalisme digital
Je croise encore trop souvent des sites sans mentions lĂ©gales, sans politique de confidentialitĂ© sĂ©parĂ©e, sans politique de cookies (ou avec le pop-up qui n’apparaĂźt jamais), ni conditions gĂ©nĂ©rales de vente. Et pourtant, tout cela fait partie du b.a.-ba lĂ©gal en France.
Un site sans ces Ă©lĂ©ments, c’est comme une boutique sans enseigne: ça ne fait pas trĂšs sĂ©rieux. Ce n’est pas toujours volontaire – la rĂ©glementation est complexe, les infos sont parfois floues – mais c’est justement pour ça qu’il faut se renseigner, se former ou faire appel Ă un professionnel compĂ©tent.
đ Surtout si votre ambition est de collaborer avec des grands groupes ou de travailler Ă l’international : ces dĂ©tails peuvent faire toute la diffĂ©rence. Le sĂ©rieux, le professionnalisme, la fiabilitĂ© sont des Ă©lĂ©ments clĂ©s pour naviguer dans ses domaines.
đ§ 2. Le parcours utilisateur: un chemin, pas un labyrinthe
Les liens cassĂ©s, les formulaires qui ne fonctionnent plus, les boutons non cliquables… Tout cela donne une impression de nĂ©gligence.
Prenez le temps de tester rĂ©guliĂšrement votre site. Chaque clic doit ĂȘtre fluide, logique et rassurant. Et cĂŽtĂ© structure : Ă©vitez les menus Ă rallonge qui perdent le visiteur au bout de deux clics. Une organisation claire, c’est dĂ©jĂ une preuve de sĂ©rieux.
đ ABY : « Un site mal rangĂ©, c’est un peu comme un bureau plein de papiers : on sent que la stratĂ©gie est restĂ©e coincĂ©e sous une pile. »
đŹ 3. RĂ©seaux sociaux: la vitrine vivante de votre marque
Sur les réseaux, la premiÚre impression est souvent décisive. Et elle se joue sur trois aspects: la cohérence, les mots et les images.
Les photos et visuels
Pas besoin d’ĂȘtre photographe, mais il faut respecter les codes de votre mĂ©tier.
đ En services : Ă©vitez les gros plans sur les extĂ©rieurs mal entretenus ou les arriĂšre-plans qui ne reflĂštent pas la qualitĂ© de votre travail.
đ En industrie : attention aux gestes de sĂ©curitĂ© et aux Ă©quipements de protection visibles sur les photos.
đ En restauration : les rĂšgles d’hygiĂšne se voient aussi Ă travers une photo mal cadrĂ©e.
Ces dĂ©tails peuvent paraĂźtre insignifiants… mais ils ne le sont pas. Ceux qui vous suivent – vos clients, partenaires, confrĂšres – connaissent parfaitement les rĂšgles de votre secteur. Une image incohĂ©rente peut donc dĂ©crĂ©dibiliser une entreprise pourtant trĂšs professionnelle.
Et il y a des Ă©lĂ©ments Ă ne jamais faire apparaitre sur une photo comme des donnĂ©es personnelles sur le bulletin d’un jeu concours (noms, adresse, tĂ©lĂ©phone) ou une plaque d’immatriculation… Pas d’inquiĂ©tude, un flou discret est toujours possible.
đ ABY : « Une photo mal choisie, c’est un peu comme une faute d’orthographe sur une enseigne : tout le monde ne la voit pas, mais ceux qui la voient ne voient plus que ça.«Â
Cohérence visuelle
Changer de style tous les deux mois, c’est dĂ©routant. Couleurs, ton, visuels, rythme de publication… La rĂ©gularitĂ© inspire la stabilitĂ©. Sinon, on peut vite avoir l’impression que l’entreprise « tĂątonne », ou qu’il y a un turn-over important derriĂšre les publications.
Les mots
Chaque secteur a son langage, ses codes, son champ lexical. Des mots mal choisis peuvent donner une image d’amateurisme ou diluer votre expertise. On ne parle pas Ă un avocat comme Ă un artisan – ni Ă un client B2B comme Ă un particulier. Les bons mots crĂ©ent la crĂ©dibilitĂ©, les autres la fragilisent.
đ 4. La sĂ©curitĂ©, pilier du professionnalisme digital
La sĂ©curitĂ© ne s’arrĂȘte pas aux mots de passe. Activez l’authentification Ă deux facteurs, limitez les accĂšs, crĂ©ez des identifiants sĂ©parĂ©s pour vos collaborateurs et stagiaires.
Et surtout : ne partagez jamais vos identifiants personnels. Ni Ă votre alternant, ni Ă votre community manager, ni Ă tante Isabelle đ .
ProtĂ©gez vos comptes des connexions malveillantes: une seule intrusion suffit pour diffuser de fausses informations Ă vos abonnĂ©s – et nuire gravement Ă votre rĂ©putation. Vous pouvez Ă©galement verrouiller la maniĂšre dont les autres peuvent vous identifier, et ça ce n’est pas inutile croyez moi!
đ€ 5. DĂ©lĂ©guer, oui. Mais rester responsable, toujours.
Sous-traiter sa communication, c’est courant, et parfois nĂ©cessaire. Mais il ne faut pas oublier une chose essentielle :
Ce qui est publié en votre nom reste votre responsabilité.
Les professionnels de la communication font un travail formidable, mais ils ne peuvent pas tout savoir sur chaque mĂ©tier. Ils n’apprennent pas les rĂšgles de sĂ©curitĂ©, les protocoles d’hygiĂšne ou les codes propres Ă votre secteur pendant leurs Ă©tudes – ils doivent eux aussi se renseigner, s’adapter et se former.
đ Votre rĂŽle, c’est de veiller Ă ce que ce qui est publiĂ© soit juste, cohĂ©rent et fidĂšle Ă vos valeurs. Parce qu’Ă la fin, c’est votre image qu’on voit Ă l’Ă©cran.
đ ABY: « Tu peux prĂȘter ta plume, mais pas ton identitĂ©.«Â
âš En conclusion
Votre site et vos rĂ©seaux sont vos cartes de visite digitales. Ils peuvent ĂȘtre beaux, dynamiques, modernes… mais sans cohĂ©rence, ni rigueur, ni respect des rĂšgles, ils perdent toute leur force.
Le professionnalisme, ce n’est pas qu’une question d’esthĂ©tique. C’est une question de crĂ©dibilitĂ© – et ça se construit dans chaque dĂ©tail.
đ ABY: « Ătre visible, c’est bien. Ătre crĂ©dible, c’est mieux.«Â


