Quand on parle d’entrepreneuriat, on parle souvent de liberté. Liberté de choisir ses horaires, ses projets, ses clients, sa direction.
Et c’est vrai. Vraiment.
Mais on parle beaucoup moins de l’autre face de la médaille : « l’inconfort permanent.
L’inconfort de ne pas savoir si ça va marcher. L’inconfort de prendre des décisions sans filet. L’inconfort de se demander parfois: « Mais qu’est-ce que je suis en train de faire exactement? »
Avec le recul, je me rends compte que je n’ai pas choisi l’entrepreneuriat malgré l’inconfort. Je l’ai aussi choisi pour ça.
Parce que j’aime construire. Tester. Ajuster. Comprendre. Et surtout parce que j’aime ce moment très particulier où, après avoir traversé quelque chose de difficile, on se rend compte qu’on s’en est sorti. Cette sensation-là… c’est une sacrée dose de confiance en soi.
Aujourd’hui, je pourrais presque dire que l’inconfort est devenu un genre de compagnon de route. Pas toujours agréable. Parfois franchement pénible. Mais souvent très utile. Un peu comme Aby quand elle te pique juste assez pour te faire bouger 😉
Là où l’inconfort se manifeste le plus
Il y a des endroits très précis où l’inconfort est particulièrement fort quand on est entrepreneur :
- Parler de son projet à ses proches, et recevoir parfois des remarques décourageantes, maladroites, voire franchement limitantes.
- Aller voir une banque, un expert-comptable, un partenaire… avec l’impression d’être jugé comme « la personne qui tente un truc qui va peut-être se planter ».
- Se présenter dans un club d’affaires quand on est une jeune entreprise entourée de dirigeants très expérimentés.
- Tester ses premières offres et se rendre compte que… parfois, elles ne sont pas bonnes, pas claires, pas encore au bon niveau.
Et bien sür… se rendre visible.
Parler de son activité. S’exposer un peu. Publier. Écrire. Montrer son travail. Parfois même montrer son visage.
Pour beaucoup de gens, c’est l’endroit où ça devient vraiment inconfortable.
Ce que j’ai appris au contact des autres entrepreneurs
Ce qui m’a profondément marquée ces dernières années, c’est ça: La grande majorité des chefs d’entreprise que j’ai rencontrés sont incroyablement bienveillants.
Ils adorent raconter leurs débuts. Leurs erreurs. Leurs ratés. Leurs moments de solitude. Leurs anecdotes un peu absurdes.
Et franchement… ça fait un bien fou.
Ça remet les choses à leur place : Personne n’est né entrepreneur accompli. Tout le monde a commencé un jour. Tout le monde a douté. Tout le monde a tâtonné.
La différence ne se fait pas sur le talent. Elle se fait sur la capacité à oser quand même.
La communication, ce miroir un peu gênant (mais très utile)
Je dis souvent que la communication n’est qu’une petite partie de l’entrepreneuriat… mais qu’elle est un miroir très puissant de notre rapport à nous-mêmes.
Quand quelqu’un me dit :
« Je n’ai pas envie de me mettre en scène sur les réseaux sociaux. »
Je réponds souvent :
– Être soi-même, ce n’est pas se mettre en scène. C’est justement arrêter de jouer un rôle.
Dans la vraie vie, on parle à des inconnus dans une file d’attente, dans un magasin, dans une salle d’attente, sans se demander si notre voix est bien placée ou si notre posture est parfaite.
Sur les réseaux, on se met une pression énorme parce que tout est visible, figé, commenté.
Et pourtant, ce qui crée la connexion, ce n’est pas la perfection. C’est la sincérité.
Oui, c’est inconfortable. Et alors ?
Oui, c’est inconfortable de se montrer. Oui, c’est inconfortable de risquer une critique. Oui, c’est inconfortable de publier quelque chose qui ne marche pas.
Mais souvenez-vous de la dernière fois où vous avez fait quelque chose d’inconfortable… et où vous vous êtes senti fiere de vous après.
Ce que je me dis aujourd’hui, c’est ça: Je ne fais pas certaines choses pour mon ego. Je les fais pour mon entreprise. Pour sa solidité. Pour sa croissance.
Pour son impact.
Je pose mes limites. bien sûr. Je respecte mes valeurs. Mais ie ne laisse plus l’inconfort décider à ma blace.
En conclusion
Entreprendre, c’est évoluer. Changer de posture. De regard. De croyances. C’est apprendre à mieux se connaître, dans ses forces comme dans ses failles.
Et parfois, c’est accepter que la voie la plus inconfortable soit aussi la plus transformatrice.
Alors non, vous n’avez pas besoin de vous mettre en scène. Vous n’avez pas besoin de porter un masque. Vous avez juste besoin d’être vous.
Et parfois… ça commence par un petit pas inconfortable. Mais ce qu’il y a de l’autre côté est souvent bien plus grand que ce que vous imaginez 🐝💛


